Longtemps associée au soutien financier des familles ou à l'idée d'un retour aux origines, la diaspora africaine affirme aujourd'hui un rôle plus large dans les dynamiques économiques du continent.

Investissement, entrepreneuriat, transmission de compétences : de nouvelles passerelles se construisent entre l'Afrique et l'Europe. À Paris, le lancement du Grand Retour de la Diaspora, une initiative portée par Esther Boua, illustre cette évolution et ambitionne de transformer le lien avec la Côte d'Ivoire en opportunités concrètes.

La Journaliss avec Esther Boua, organisatrice du Grand Retour de la Diaspora

Le projet propose une immersion économique, culturelle et touristique en Côte d'Ivoire afin de permettre aux participants de découvrir les possibilités d'investissement, d'entrepreneuriat et de partenariat.

Au-delà de la notion de « retour », une question se dessine : quelle place la diaspora peut-elle prendre dans le développement économique du continent ?

Porter aussi le regard vers l'Italie

En tant que journaliste italo-ivoirienne, j'ai souhaité apporter une perspective européenne à cet échange.

La Journaliss posant une question lors du lancement du Grand Retour de la Diaspora

Lors de mon entretien avec Esther Boua, organisatrice du Grand Retour de la Diaspora, je lui ai posé une question qui me semblait essentielle : la diaspora africaine installée en Italie est-elle également concernée par cette initiative ?

Sa réponse : oui.

Une ouverture importante, car les diasporas africaines en Europe ne se limitent pas à la France. En Italie aussi, une nouvelle génération entreprend, développe des compétences et entretient des liens avec le continent. Inclure ces diasporas permet d'imaginer de nouvelles passerelles entre l'Afrique, la France et l'Italie.

Une nouvelle manière de penser le « retour »

Retourner en Afrique ne signifie plus nécessairement quitter définitivement l'Europe. On peut vivre en Europe et investir sur le continent, développer une activité entre plusieurs pays, transmettre son expertise ou créer des partenariats.

La diaspora devient ainsi un véritable acteur de circulation des compétences, des capitaux et des opportunités.

C'est précisément ce type de dynamiques que je souhaite continuer à documenter dans mon travail journalistique : raconter celles et ceux qui construisent aujourd'hui de nouvelles relations entre l'Afrique et l'Europe.

La Journaliss