À quelques mètres de la Tour Eiffel, Geely a installé son Village pour présenter sa citadine 100 % électrique, la Geely E2. Invitée à découvrir le modèle et l'univers de la marque, j'ai aussi voulu regarder au-delà de la voiture : que raconte l'arrivée de nouveaux constructeurs internationaux sur le marché européen ? Une question qui résonne particulièrement avec mon regard de journaliste afro-italienne, entre France, Italie et Afrique.
Cette fois, pas de micro à la main. C'est au volant — ou presque — que la découverte commence.
Au pied de la Tour Eiffel, Geely a choisi un décor particulièrement parisien pour présenter la E2, sa citadine 100 % électrique.
L'occasion de découvrir le véhicule de plus près, son design et son univers, mais aussi de m'intéresser à une industrie que je couvre moins régulièrement : l'automobile.
Et c'est justement ce déplacement hors de mes terrains habituels qui m'intéresse.
L'automobile, au-delà de l'automobile
Découvrir un nouveau modèle ne signifie pas nécessairement se limiter à sa fiche technique.
Une voiture raconte également une époque : nos nouvelles habitudes de déplacement, l'électrification progressive du parc automobile, l'importance croissante de la technologie, mais aussi l'évolution des attentes des consommateurs.
La E2 s'inscrit dans cette transformation avec un positionnement résolument urbain et électrique.
Pour Geely, l'enjeu dépasse toutefois le lancement d'un modèle. Le constructeur chinois poursuit depuis plusieurs années une stratégie d'internationalisation qui l'amène à renforcer progressivement sa présence sur différents marchés.
Et notamment en Europe.
La Geely E2 présentée au pied de la Tour Eiffel à Paris.
De Paris à l'Italie : observer une marque qui pense européen
C'est précisément cette dimension qui a particulièrement retenu mon attention.
Geely développe également sa présence en Italie, un marché automobile à l'identité extrêmement forte, où le constructeur a officiellement lancé ses activités fin 2025.
Pour moi, cette actualité a forcément une résonance particulière.
Je suis une journaliste afro-italienne, je travaille entre plusieurs cultures et je construis une partie de mon travail autour des passerelles entre la France, l'Italie et l'Afrique.
Mon intérêt pour Geely ne s'arrête donc pas à la voiture exposée devant moi à Paris. Il concerne aussi la manière dont une marque internationale construit son identité lorsqu'elle arrive sur de nouveaux territoires.
Comment parler à un consommateur français et à un consommateur italien ? Comment une marque automobile internationale trouve-t-elle sa place dans un pays comme l'Italie, où automobile et design font partie intégrante de la culture ? Comment les nouvelles mobilités électriques vont-elles continuer à transformer ces marchés ?
Autant de questions qui rendent l'évolution européenne de Geely intéressante à observer.
Sur place, j'ai pu poser directement ces questions à Guillaume Calvar, directeur marketing de Geely France. Un échange que j'ai souhaité partager en vidéo.
Interview de Guillaume Calvar, directeur marketing de Geely France, au Village Geely.
Paris comme point de départ d'un regard plus large sur le développement européen de Geely.
Être afro-italienne sans être enfermée dans un seul territoire éditorial
Cette invitation soulève également une réflexion plus personnelle sur mon métier.
Je ne suis pas journaliste automobile spécialisée. Et je ne cherche pas à le devenir.
En revanche, je crois profondément qu'une journaliste et une media host doivent pouvoir être curieuses de plusieurs univers : culture, entertainment, mode, sport, innovation, mobilité, marques ou transformations de société.
Pendant longtemps, lorsqu'on parlait de diversité dans les médias, la question était principalement celle de la représentation. Elle reste fondamentale.
Mais une autre question mérite également d'être posée : dans quels espaces sommes-nous représentés ?
Être une journaliste afro-italienne ne signifie pas devoir parler exclusivement d'identité, de diaspora ou d'Afrique.
Je peux interviewer un artiste afro-italien à Milan, couvrir un événement culturel à Paris et, quelques jours plus tard, m'intéresser à l'arrivée d'un constructeur automobile international sur le marché européen.
Mon identité nourrit mon regard. Elle ne définit pas les seuls sujets que je peux raconter.
C'est aussi cette liberté éditoriale que je souhaite continuer à développer.
Avec le pilote automobile Yann Ehrlacher (Geely Cyan Racing), au Village Geely.
De nouveaux terrains à explorer
Cette visite au Village Geely représente finalement exactement ce que j'aime dans mon métier : entrer dans un nouvel univers, rencontrer ses acteurs, comprendre ce qui s'y joue et chercher l'histoire qui dépasse l'événement lui-même.
Aujourd'hui, cette histoire commence à Paris avec la découverte de la E2.
Mais elle se poursuit aussi de l'autre côté des Alpes, où Geely construit désormais sa présence sur le marché italien.
Une évolution que je suivrai avec intérêt.
Je remercie chaleureusement Naomi Massengo, l'agence Parole Paris ainsi que Geely pour l'invitation et l'accueil au Village Geely.
De Paris à l'Italie, une marque à suivre — et un nouveau terrain à explorer.